Abdeslam: la stratégie du silence, reprise du procès jeudi

06 février 2018

Salah Abdeslam, le seul membre encore vivant des commandos jihadistes qui ont fait 130 morts en novembre 2015 à Paris, a décidé de garder le silence.

Une stratégie de "défense" annoncée dès le premier jour lundi de son procès à Bruxelles pour une fusillade avec la police, qui doit reprendre jeudi. Une peine de vingt ans de prison a été requise contre lui pour avoir tiré sur des policiers à Bruxelles à la fin de sa cavale, en mars 2016.

L'audience a été suspendue jusqu'à jeudi, qui pourrait être le dernier jour des débats, au lieu de vendredi comme initialement prévu, le jugement devant être mis en délibéré. "Je ne souhaite pas répondre, à aucune question", a déclaré d'emblée Salah Abdeslam , arrivé au tribunal correctionnel vêtu d'une veste claire et d'un pantalon noir, lorsqu'a commencé son interrogatoire sur les faits.

Mais "mon silence ne fait de moi ni un coupable ni un criminel, c'est ma défense", a ajouté le Français d'origine marocaine âgé de 28 ans, barbe fournie et cheveux gominés rabattus en arrière, soulignant qu'à ses yeux "les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières, impitoyablement".

"Je n'ai pas peur de vous, je n'ai pas peur de vos alliés, de vos associés, je place ma confiance en Allah et c'est tout", a-t-il lancé à la présidente du tribunal Marie-France Keutgen. Son avocat Sven Mary a aussi fait savoir que son client ne souhaitait qu'aucune image de lui ne soit prise par les médias.

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