Cyril Pellevat alerte le Gouvernement de l'impact sur l'économie de montagne

17 décembre 2021 à 10h15

Le Gouvernement a annoncé la fermeture des frontières avec le Royaume-Uni à partir du samedi 18 décembre.

Les voyageurs en provenance de ce pays ne pourront rentrer en France que s'ils ont un motif impérieux et devront obligatoirement s'isoler à leur arrivée.

Alors que les stations de ski enregistraient jusqu'à maintenant des taux très encourageants de réservations, ils constatent désormais des annulations qui avoisinent les 40%. « Les britanniques sont une part très importante de la clientèle de certaines stations françaises, et cette décision fait vraiment l'effet d'un couperet.

Il y a une véritable vague d'annulations. » explique le sénateur de la Haute-Savoie. Après une saison 2020-2021 inexistante, les acteurs de la montagne comptaient sur une véritable reprise d'activité pour la saison 2021-2022.

Mais la décision du Gouvernement vient faire voler en éclats leurs espoirs. « C'est l'ensemble de l'économie de montagne qui va de nouveau être touchée dans certaines stations :

les hébergements touristiques, les moniteurs de ski, les restaurateurs, les supermarchés, les médecins, mais aussi les communes qui vont enregistrer de fortes pertes de taxe de séjour. » se désole le président du groupe d'études Développement économique de la montagne.

Le sénateur montagnard en appelle donc à une reprise des aides pour les professionnels et communes de montagne, sur le même modèle que ce qui avait été mis en place l'année passée. « J'ai d'ores et déjà contacté le ministre de l'Economie et le ministre de la Ruralité à ce sujet.

Je demande à ce que, comme l'année dernière, dans les communes classées en zone de montagne, des aides soient mises en place pour les acteurs économiques qui subiraient de trop fortes pertes de chiffre d'affaires du fait de cette décision » annonce-t-il.

Il estime par ailleurs qu'il sera nécessaire d'indemniser même si les pertes ne dépassent pas les 50% du chiffre d'affaires habituel. En effet, il considère que, si ce taux était acceptable à l'époque, les entreprises de montagne ont été trop fragilisées par la fermeture des stations l'année passée, et qu'indemniser seulement quand les pertes dépassent les 50% risquerait de faire basculer de nombreux acteurs économiques vers la faillite.

Communiqué de presse Maroussia Kossonogow Collaboratrice parlementaire de Cyril Pellevat
Crédit photo Jennifer Jacquier

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